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[Actualité]

Alors que le Beauvau de la Sécurité va commencer le 25 janvier 2021 et remettre à plat le rôle de la police dans notre société, l’association IGPN Citoyen a pour mission d’inclure la population dans le débat et demander la création d’un organe capable d’être partie prenante des questions relatives aux missions de la Police nationale.

© Thinkerview

 

Créée le 8 janvier 2021 en réponse au Beauvau de la sécurité, la première proposition de l’association est de créer un organe composé aux 2/3 de citoyens et 1/3 de spécialistes. Ce modèle s’inspire d’expériences européennes et du fonctionnement des cours d’assises composées de magistrats et de jurés citoyens.

Alexandre Langlois, président de l’IGPN Citoyen, invite tous les citoyens et spécialistes à soutenir ce projet de société en se connectant sur www.igpn-citoyen.com, qui comptabilise en direct le nombre de soutiens. Le premier objectif est d’atteindre le plus rapidement possible les 30 000 soutiens, afin de solliciter dès à présent sa participation au Beauvau de la sécurité de janvier demandé par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, et confirmé comme étant une nouvelle forme de concertation par le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin.

L’IGPN Citoyen demande en conséquence à faire partie des discussions sur les sept « chantiers » évoqués par le chef de l’Etat, qui sont la formation des policiers, leur encadrement, les conditions matérielles d’exercice de leurs missions, la question de la captation vidéo des interventions, la mission des inspections, les effectifs et le lien entre la police et la population.

L’association IGPN Citoyen s’engage également à être force de proposition législative, car le retour d’une police républicaine au service du peuple doit passer par un contre-pouvoir démocratique.

Le Code européen d’éthique de la police, adopté notamment par le comité des ministres du Conseil de l’Europe, prévoit que :

  1. La responsabilité et le contrôle de la police (article 59) : « La police doit être responsable devant l’État, les citoyens et leurs représentants ». Elle doit faire l’objet d’un contrôle externe efficace.
  2. La neutralité et le contrôle des actions des policiers Art. 61. Les pouvoirs publics doivent mettre en place des procédures effectives et impartiales de recours contre la police. 
  3. Impartialité et visibilité Art. 62. Il conviendrait d’encourager la mise en place de mécanismes favorisant la responsabilité et reposant sur la communication et la compréhension entre la population et la police.

L’IGPN Citoyen soutient le développement de relations entre la population et la police par le biais de mécanismes permettant de les rapprocher et d’améliorer la compréhension mutuelle, dont des structures de médiation et/ou de recours.

L’IGPN Citoyen demande la transparence pour la population et les policiers, afin d’assurer un traitement juste et objectif « à charge » et « à décharge » pour arbitrer en toute indépendance.